Breves de Guadeloupe

Aventures et photos aux Antilles

dimanche 9 septembre 2007

C'était tout à l'heure

Au phare...
C'est vrai, il y a de beaux, et de très beaux moments à vivre ici, vous venez ???

coucher_de_soleil

Photo garantie non retouchée (juste un peu de luminosité !)

Posté par tillou à 19:56 - Au quotidien - Commentaires [7] - Permalien [#]

jeudi 6 septembre 2007

Le bourdon

...Plus gai que les posts précédents malgré le titre !...

Un beau bourdon, complètement ivre de pollen ; il s'y roulait, s'y frottait, et il me semblait presque l'entendre gémir de plaisir !

bourdon

Et à propos de bourdon, un petit extrait de l'un des spleens de Beaudelaire :

...Le bourdon se lamente, et la bûche enfumée
Accompagne en fausset la pendule enrhumée
Cependant qu'en un jeu plein de sales parfums,

Héritage fatal d'une vieille hydropique,
Le beau valet de coeur et la dame de pique
Causent sinistrement de leurs amours défunts.

Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire

Posté par tillou à 15:59 - Au quotidien - Commentaires [4] - Permalien [#]

mercredi 5 septembre 2007

Pandore et Prométhée (1)

pandore_et_promethee

PANDORE 

Oh ! ma pauvre Mira !…

PROMÉTHÉE

Que lui est-il arrivé ?…

PANDORE 

Sentiments inexprimables !… Je l’ai vue aller au bocage, où si souvent nous cueillons des fleurs pour nos couronnes. Je la suivais, hélas ! et, comme je descendais de la colline, je l’ai vue, dans la vallée, étendue sur le gazon. Heureusement, Arbar s’est trouvé dans le bois. Il l’a tenue ferme dans ses bras ; il ne voulait pas la laisser tomber, hélas ! et il est tombé avec elle. Sa belle tête s’est renversée ; il l’a baisée mille fois et s’est attaché à ses lèvres, pour lui souffler son haleine. J’étais alarmée, je suis accourue et j’ai crié. Mes cris ont ranimé ses sens. Arbar l’a quittée ; elle s’est levée soudain, hélas ! et, avec des yeux presque éteints, elle s’est jetée à mon cou. Son cœur battait, comme prêt à se briser ; ses joues brûlaient, sa bouche était de feu ; elle fondait en larmes. J’ai senti de nouveau ses genoux chanceler, et je l’ai soutenue, mon cher père, et ses baisers, son ardeur, ont répandu dans mes veines un sentiment si nouveau, si inconnu, que, troublée, émue, éplorée, j’ai quitté enfin Mira et le bois et la campagne… Je viens à toi, mon père ! Dis-moi ce que c’est qui l’a troublée et moi avec elle ?

PROMÉTHÉE

La mort !...

                                                  GOETHE

Posté par tillou à 17:12 - Errances - Commentaires [1] - Permalien [#]

Pandore et Prométhée (2)

Rubens___Promethee_enchaine

PROMÉTHÉE

Pandore, il est un moment qui accomplit tout ce que nous avons désiré, rêvé, espéré, redouté… C’est la mort !

PANDORE

La mort ?

PROMÉTHÉE

Lorsque, tout ébranlée dans la dernière profondeur de ton être, tu sens tout ce que la joie et la douleur t’ont jamais fait éprouver, ton cœur se gonfle dans l’orage, il veut se soulager par les larmes, et il accroît son ardeur, et en toi tout résonne, tout tremble et frémit et tous tes sens défaillissent ; et il te semble défaillir toi-même et tu succombes ; et autour de toi tout se plonge dans la nuit, et toi, dans le sentiment toujours plus vif de toi-même, tu embrasses un monde et tu meurs.

PANDORE, se jetant au cou de Prométhée.

Ô mon père, mourons !

PROMÉTHÉE 

Pas encore.

PANDORE

Et après la mort ?

PROMÉTHÉE 

Quand toutes choses… le désir et la joie et la douleur… se sont abîmées dans une orageuse jouissance, puis se sont apaisées et endormies dans la volupté… alors tu renais à la vie, tu renais avec toute la fraîcheur de la jeunesse, pour craindre, pour espérer, pour désirer encore.

                                                GOETHE

Posté par tillou à 17:10 - Errances - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 4 septembre 2007

L'arbre de l'humanité (conte Malgache)

chantilly

"L'arbre trônait dans la plaine aride, non loin du village, depuis des temps immémoriaux. Les grands-pères et les grands-pères des grands-pères l'avaient toujours vu. On disait qu'il était aussi vieux que la Terre. On le savait magique. Des femmes trompées venaient le supplier de les venger, des hommes jaloux, en secret, cherchaient auprès de lui un remède à leur mal. Mais personne ne goûtait jamais à ses fruits magnifiques.
Pourquoi? Parce que la moitié d'entre eux était empoisonnée. Mais on ne savait laquelle : le tronc massif se séparait en deux grosses branches dont l'une portait la vie, l'autre la mort. On regardait mais on ne touchait pas.
Une année, un été chaud assécha la terre, un automne sec la craquela, un hiver glacial gela les graines déjà rabougries. La famine envahit bientôt le village. Miracle : seul sur la plaine, l'arbre demeura imperturbable. Aucun de ses fruits n'avait péri.
Les villageois affamés se dirent qu'il leur fallait choisir entre le risque de tomber foudroyés, s'ils goûtaient aux merveilles dorées, et la certitude de mourir de faim s'ils n'y goûtaient pas.
Un homme dont le fils ne vivait plus qu'à peine osa soudain s'avancer. Sous la branche de droite il fit halte, cueillit un fruit, ferma les yeux, le croqua et... survécut. Alors tous les villageois l'imitèrent et se ruèrent sur les fruits sains de la branche droite.
Repus, ils considérèrent la branche gauche. Avec dégoût d'abord, puis haine. Ils regrettèrent la peur qu'ils avaient eue et décidèrent de se venger en la coupant au ras du tronc.
En 2 jours, l'arbre amputé de sa moitié empoisonnée noircit, se racornit et mourut sur pied, ainsi que ses fruits."

Posté par tillou à 16:15 - Détours - Commentaires [4] - Permalien [#]

vendredi 31 août 2007

Règlement de compte

...La libellule a gagné, j'ai fait demi-tour, ouaip !

libellule

Posté par tillou à 19:07 - Balades - Commentaires [9] - Permalien [#]

mercredi 29 août 2007

Pour une amie

Une passerose, ou rose trémière, parcequ'un vrai cadeau c'est offrir ce qu'on aime.

Passerose_1

Merci, Espera de ta présence toujours fidèle,  discrète et efficace dans les moments difficiles, biz !

Posté par tillou à 21:23 - Errances - Commentaires [5] - Permalien [#]

Retour de vacances après Dean

Avions annulés, retardés, 12 heures dans les aéroports, bagages écrasés, égarés, le froid, la fatigue...

aeroport_2

aeroport_3

aeroport

Posté par tillou à 21:01 - Au quotidien - Commentaires [0] - Permalien [#]

On a volé la ravine Thomas !

Dean le cyclone, dans sa grande mansuétude a épargné la Guadeloupe... Enfin presque, car les cultures maraîchères et les bananiers ont quand même souffert.
Les bords de mer aussi ont souffert. La ravine Thomas possède une source (volcanique) d'eau très chaude qui se jette dans la mer. Le vrai bonheur, se baigner entre eau chaude et eau froide (enfin, à 28° l'eau froide !) en sirotant un ti-punch devant un magnifique coucher de soleil...

ravine_thomas

Mais, le cyclone est venu tout bouleverser en déversant des tonnes de caillasses, et voilà ce que nous avons retrouvé dimanche :

ravine_thomas_2

...Plus qu'un maigre filet d'eau chaude, et plus de bassin...

Posté par tillou à 20:00 - Balades - Commentaires [2] - Permalien [#]

lundi 27 août 2007

Que reste-t'il de nos amours ?

chez_nous__2_

Ce soir le vent qui frappe à ma porte
Me parle des amours mortes
Devant le feu qui s' éteint
Ce soir c'est une chanson d' automne
Dans la maison qui frissonne
Et je pense aux jours lointains

Que reste-t-il de nos amours
Que reste-t-il de ces beaux jours
Une photo, vieille photo
De ma jeunesse
Que reste-t-il des billets doux
Des mois d' avril, des rendez-vous
Un souvenir qui me poursuit
Sans cesse
       
Bonheur fané, cheveux au vent
Baisers volés, rêves mouvants
Que reste-t-il de tout cela
Dites-le-moi
       
Un petit village, un vieux clocher
Un paysage si bien caché
Et dans un nuage le cher visage
De mon passé

Les mots les mots tendres qu'on murmure
Les caresses les plus pures
Les serments au fond des bois
Les fleurs qu'on retrouve dans un livre
Dont le parfum vous enivre
Se sont envolés pourquoi?

Posté par tillou à 23:43 - Errances - Commentaires [4] - Permalien [#]